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L'avantage avec cette épidémie, s'il faut en trouver un, c'est qu'on enrichit son vocabulaire. Les mots bourgeonnent comme fleurs au printemps. Après le confinement de mars, la distanciation sociale d'avril, voilà que l'impérieux de mai pointe le bout de son nez. Je parierai ma chemise que depuis quelques jours c'est le mot le plus tapé sur les moteurs de recherche.

 Il ne va pas être simple à décliner celui-ci, chacun va y aller de sa petite interprétation, jouant sur la nature évasive du terme, oscillant entre l'irrépressible et l'incontrôlable. Encore une fois, où mettre le curseur, quelle case devra t'on cocher? La situation de ces dernières semaines a créé une multitude de besoins impérieux. Besoin impérieux de reprendre une vie sociale, d'embrasser ses parents, d'aller chez le coiffeur, au cinéma, au restaurant, au bord de la mer, de flâner sur les marchés, de rendre visite à ses amis, de s'aérer le corps autant que l'esprit, bref besoin impérieux de vivre et de profiter de tout ce qui rend la vie  agréable.