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Au niveau mondial, 75 pour cent des variétés cultivées à usage alimentaire dépendent des pollinisateurs. Ca veut dire que si ces petites bébêtes venaient à disparaître, on crèverait tous de faim. Plus de fruits, plus de légumes, plus de céréales, rien, nada, le désert et de la bouffe synthétique, du Tricatel comme dans l'Aile ou la cuisse.

Revenant sur un vote de 2016 interdisant cet insecticide réputé tueur d'abeilles (mais pas que), le Parlement vient d'autoriser les betteraviers à utiliser de nouveau les néonicotinoïdes dans leurs champs. Les betteraves sont en effet attaquées par un puceron qui transmet la jaunisse aux plants, ce qui entraine des pertes de rendements considérables. Petit bémol, sur les parcelles traitées il sera interdit de planter des cultures attirant les abeilles afin de ne pas les exposer. Faudra leur dire de faire gaffe, aux abeilles.

Je sais bien que toute une filière est en danger, que des emplois dépendent de cette filière, que ce ne doit pas être simple de concilier intêrets économiques et écologie, mais le veut on vraiment? Ne choisit-on pas, encore une fois, la solution de facilité? Une exception accordée à une catégorie de producteurs ne va t'elle pas ouvrir une brèche dans laquelle vont s'engouffrer tous les autres, ceux qui cultivent du maïs, du colza, des pommes de terre? et voir revenir en force tous ces produits toxiques qui ont été bannis de nos champs?

Deux études scientifiques prouvent que les néonicotinoïdes mettent en péril la santé des mammifères (donc notre santé à nous, êtres humains) : 

Source : Nature Briefing

"Une a été menée aux États-Unis sur des biches et leurs daims et démontre que, s’ils boivent de l’eau contaminée aux néonicotinoïdes — à des teneurs que l’on retrouve dans la nature —, ils ont des problèmes biologiques graves qui menacent leur vie. Cela veut dire que chez le mammifère, à notre échelle, il peut y avoir des effets sur la reproduction ou l’immunité.

Une autre au Japon qui analyse les pipis de nouveau-nés japonais de très faible poids ou qui ont des problèmes de taille de cerveau. Elle montre que, contrairement à ce qui a été dit, les néonicotinoïdes passent dans le cerveau, mais qu’en plus, ils passent la barrière placentaire. Donc, on trouve des néonicotinoïdes dans le pipi des nouveau-nés au Japon. Cela veut dire que le fœtus a été exposé pendant la grossesse et comme les néonicotinoïdes ont des effets sur le développement du cerveau et le système nerveux central, c’est extrêmement gênant." -

Qu'attendons-nous pour orienter la recherche vers des produits moins agressifs et nocifs? Que les lobbies de l'industrie chimique soient d'accord?