bouddha-chat

 

Aujourd'hui c'est la journée internationale du chat. Des journées mondiales et internationales, il y en a beaucoup, elles ne sont pas toutes intéressantes. Perso la journée mondiale du Nutella, je m'en fiche un peu. Sauf si c'est pour sensibiliser les consommateurs sur le fait que cette pate à tartiner contient plus de 70% de sucre et d'huile de palme, ingrédient très controversé, bourré d'acides gras saturés mauvais pour la santé, et dont la production soulève pas mal de questions environnementales. Mais bon, comme dirait mon père, ce n'est pas parce que tu n'aimes pas quelque chose qu'il faut en dégoûter les autres. Chacun sa came.

J'ai toujours aimé les chats, leur espièglerie et leur esprit indépendant, c'est une passion qui me vient de mon grand-père et que je partageais avec ma soeur. Elle était plutôt chats de race, le dernier qu'elle a possédé était un magnifique persan, aussi beau qu'il avait mauvais caractère. Qu'est ce qu'il était con ce chat!
Je suis plutôt chats de gouttière. J'aime beaucoup les chats de race, mais je préfère adopter et recueillir plutôt qu'acheter, ça limite les trafics, et la maltraitance.

En ce moment il y a deux chats à la maison. Oréo, le chat barjot rigolo, et Mika la discrète. Quand je rentre le soir, ils se précipitent à ma rencontre en minaudant. C'est à celui qui recevra mes caresses en premier. Une fois assouvi leur désir de tendresse ils s'élancent dans le jardin et je ne les revois plus avant la tombée de la nuit. Quand ils ont terminé leur escapade, ils viennent réclamer leur pitance et vont dormir chacun de leur côté. Oréo lui, en bon gros (demi)matou à sa mémère, saute sur la chaise de la cuisine, se laisse tomber sur le flanc et il attend ... que je le brosse. C'est notre petit rituel du soir. Quand il en a assez, parce que bien sûr c'est lui qui décide, il s'en va squatter ce qui un temps fût MON canapé et qui est désormais devenu SON lit. Une fois qu'il a bien pétri le plaid, il le dispose à sa convenance et s'installe pour la nuit. Mika, en bonne noctambule qui se respecte, demande souvent à sortir et passe la nuit dehors à explorer son territoire.

Mais revenons à cette journée dédiée aux matous. Elle a été créée afin de protéger les droits de nos petits félins. Ben ouais, parce qu'ils ont des droits, comme tous les animaux. Ce n'est pas évident pour tout le monde, surtout en cette période de départs en vacances qui voit s'accroitre le nombre d'abandons. Ils ont atteint un record cette année selon la SPA.

La faute à qui? A l'irresponsabilité. Des acheteurs comme de certains vendeurs, notamment sur internet. Un animal n'est pas un jouet, ni un objet. Il a besoin de soins, d'attention, de présence. Et puis il y a eu cette crise sanitaire et ses confinements. Certains ont pris un animal pour pouvoir aller se dégourdir les jambes. Mais quand ils se sont rendus compte qu'il fallait descendre les huit étages de l'immeuble 5 fois par jour pour aller faire pisser Youki, et ce par tous les temps, ils se sont vite lassés. Et le pauvre toutou a fini au mieux au chenil, au pire attaché à un arbre en pleine forêt.

L'acquisition d'un animal doit être un acte réfléchi et se faire en toute connaissance de cause. Il faut se poser les bonnes questions. En tout premier lieu, est-ce que cet animal est vraiment fait pour moi, ou est-ce un phénomène de mode et qu'il me fait craquer parce qu'on en voit partout et que je le trouve trop mignon? Financièrement, ai-je de quoi subvenir à ses besoins? La nourriture, la stérilisation, les traitements antiparasites, la vaccination, le toilettage, la garde, ou le surcoût du camping ou de la location, en cas de départ en vacances, les soins vétérinaires en cas de maladie ou d'accident, tout cela a un coût et moi qui ai deux chats et un chien, je peux dire que ça ampute le budget annuel. Mon environnement est est-il compatible avec l'arrivée de ce petit pensionnaire? Un St Bernard dans 25 m2 ou un boa dans une petite baignoire, ça ne le fait pas.

100 000 bêtes sont abandonnées chaque année en France. C'est 100 000 de trop.