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A tous ceux qui me disent que le réchauffement climatique est une foutaise, que la terre a toujours connu une alternance de périodes glacières et interglacières (oui je sais ça fait très érudit, mais en fait ce sont juste des souvenirs de mes cours de géographie de collège), je réponds que quand même certains indices laissent à penser que ce n'est pas des balivernes.

D'abord on le voit ici chez nous en France, et en Europe, avec toutes ces inondations, ces étés caniculaires (pas celui-ci j'en conviens mais il paraît qu'il a pris un peu de retard et que c'est pour bientôt). Les glaciers fondent et se réduisent comme peau de chagrin, la banquise se disloque, les cours d'eau sortent de leur lit de plus en plus souvent, ou s'assèchent de plus en plus tôt dans la saison. Non, ce n'est pas un délire d'écolos alarmistes, tous les scientifiques sont d'accord, le réchauffement climatique est une réalité. D'ailleurs il suffit d'ouvrir la presse, l'allumer son PC ou sa télé pour constater que les exemples étayant cette thèse sont nombreux. La planète suffoque.

Le nord du Mexique connaît une sécheresse sans précédent qui, couplée à une mauvaise gestion des ressources en eau, a transformé les patûrages en véritable désert. Le bétail meurt de faim, de soif et de chaud. L'élevage est la principale activité de la région et l'eau, déjà denrée rare dans cette partie du globe, sert essentiellement à irriguer les champs de luzerne destiné à l'alimentation des troupeaux. Des troupeaux qui émettent un gaz à effet de serre, le méthane, responsable du changement climatique, donc du réchauffement de la planète qui provoque une hausse des températures, une baisse des précipitations et des sécheresses. C'est un cercle vicieux.

Au Kazakhstan, ce sont des centaines de cheveaux, moutons et chameaux qui périssent sous l'effet de la chaleur. Là-bas aussi la sécheresse sévit, l'herbe ne pousse plus, les animaux n'ont plus rien à manger et meurent de faim.

Ce n'est pas un scénario de film catastrophe, ni un livre de science fiction, c'est un fait, le climat se dérègle vitesse grand V et l'activité humaine en accélère la course.